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Fonctionnement
de l'Observatoire de 1894 à 1943 sous la direction de
l'administration
des Forêts
Les registres d'observation sont tenus
à partir du 1er décembre 1894 par le forestier
Blanc, premier occupant de l'Observatoire, venant du Mont Ventoux.
Dès 1897, le Club Alpin Français fait édifier
un refuge en bois - avec quatre chaînes d'attache au sol
- au nord du bâtiment. Les touristes commencent à
venir visiter l'Observatoire : il y en a 1250 en 1898, chiffre
respectable si l'on songe que l'on se rendait au sommet soit
à pied, soit en voiture à cheval. Plus tard, par
manque de personnel, l'Observatoire n'est plus ouvert aux touristes.
Avec des routes confortables et l'abondance de voitures particulières
le nombre de touristes venant admirer le panorama n'a cessé
de s'accroître.
Les années suivantes voient fleurir divers projets d'aménagement
ou d'agrandissement mais bien peu sont réalisés.
Les intempéries d'hiver causent beaucoup de dégâts
et se succèdent. Pendant des mois les liaisons télégraphiques
sont interrompues, l'entretien du bâtiment est incessant.
Un cévenol Tabusse participe aux travaux et assure la
gérance du refuge à partir de 1916. Il est immortalisé
par le roman d'André Chamson "Histoires de Tabusse"
(1930) et plus tard par un film "Tabusse" de Jean
Gehret (1948). Une chambre de l'Observatoire porte son nom.
Les années passent et chacune impose des réparations
à l'Observatoire dont le confort reste précaire
et rude.
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